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concours d'écriture paranoïaque, secteur HEF, au sujet de l'héroic fantaisy bien sur :p

La légende de Monkana del Alinoë
Ou l'origine de la haine entre les nains et les elfes


Au début du monde, lorsque la Terre était jeune, que les espèces commençaient à peine à vivre, que les légendes naissaient et que les caractères se forgeaient, vivait Monkana del Alinoë. Monkana était un elfe, mais il n'était pas n'importe quel elfe, il était le deuxième des trois fils du premier et de la première elfes arrivés sur le monde. Comme ses deux autres frères, il avait hérité d'une partie du monde, la forêt.
Après avoir gouverné pendant une centaine d'années les elfes des bois, ses fils et filles, Monkana décida de partir explorer les vastes étendues du monde où cohabitaient déjà, et dans la plus grande harmonie, les elfes, les hommes et les nains. Chacun vivait dans son lieu de prédilection, tout le monde était accueilli avec joie et simplicité dans toutes les contrées, et personne ne connaissait encore la guerre.
Mais, les êtres ne pouvant être parfait pour pouvoir vivre, Monkana avait un défaut, il était attiré par la richesse, et voulait tout posséder, ce qui expliquait en partie les raisons de son voyage.

Monkana partit donc un beau jour de son palais, dans les bois, et commença à arpenter la Terre. Il se dirigea d'abord vers les terres de son frère ainé, qui avait fondé son peuple et régnait en toute simplicité sur les elfes des montagnes. Il ne découvrait pas réellement ces contrées, ayant souvent rendu visite à son frère par le passé, mais il n'avait jamais cherché non plus à connaître réellement ce pays. Son arrivée fut fêtée pendant deux jours et deux nuits par son frère et ses sujets, tellement heureux de le voir, et tout le monde se proposa pour lui servir de guide durant son exploration.
Trois mois plus tard, après avoir exploré tous les chemins du royaume de son frère et fait connaissance avec tous les elfes qu'il croisait, il décida de repartir vers une nouvelle terre. Il se dirigea donc vers les contrées des elfes de la mer, dirigés par son frère cadet. Là aussi, il fut fêté pendant deux jours, avant de partir explorer les îles, les côtes et les fonds marins. Une fois qu'il eut exploré toutes les mers connues par le peuple de son frère, il repartit pour découvrir le reste des pays et des contrées habités par des créatures pensantes.
Il décida de repérer un point de repère qui l'intéressait dans le paysage qu'il avait sous les yeux, et de s'y diriger en s'arrêtant dès qu'il rencontrait des gens ou des lieux intéressants. Il visita de cette manière les cinq royaumes des hommes, qui était tous toujours pressés de voir la vie évoluer, à cause de leur courte espérance de vie, ce qui, paradoxalement, faisait qu'ils ne profitaient jamais de la vie qu'ils avaient, en attendant toujours plus. Il se fit de nombreux amis parmi ces derniers, malgré leur ambition, et profita du fait qu'ils ne pensaient qu'à la manière d'arriver le plus vite possible au paroxysme de leur existence pour leur dérober quelques richesses. Cette habitude lui était venue de son attrait pour les belles choses, qu'il voulait tout le temps posséder.
Monkana s'était rendu compte de la facilité de s'en emparer un soir où il avait été invité par des paysans qu'il avait rencontrés sur la route qui séparait deux villes du deuxième royaume des hommes. Il leur avait demandé le temps qu'il devrait compter pour arriver à la deuxième ville en se déplaçant tranquillement et en prenant le temps d'admirer le paysage. Etonnés par cette question, les deux paysans avaient réfléchi, avant d'arriver à la conclusion qu'il ne pourrait pas y arriver avant la nuit. Ils l'avaient donc invité à partager leur maigre repas et leur toit pour la nuit, ce qui lui permettrait de leur compter son histoire et tout son périple. Après avoir accepté, Monkana se dirigea vers le sommet de la colline où les paysans lui avaient conseillé d'attendre qu'ils aient fini leur travail au champ. Il admira le paysage alentour, le coucher de soleil et le lever de la lune, patient, comme à son habitude, vu qu'il avait des siècles encore à vivre.
La nuit arrivée, les deux paysans vinrent le retrouver et le guidèrent vers leur chaumière pour le repas. Pendant qu'ils mangeaient, Monkana leur compta son périple avant de demander aux deux paysans de lui raconter leurs origines et leurs vies à leur tour. Les paysans s'exécutèrent, et en profitèrent pour montrer à Monkana leur richesse, un magnifique anneau sculpté qui leur venait du roi, en récompense de l'aide qu'ils lui avaient offerte. Monkana fut subjugué par la beauté du bijou, et il se dit qu'il devait le leur voler, pour pouvoir le contempler à loisir. Il attendit donc le milieu de la nuit, et se faufila en toute discrétion dans la chambre des deux paysans pour dérober l'anneau.

La facilité qu'il avait à s'enrichir et à s'enparer les possessions des hommes ne fit qu'augmenter son attrait pour les richesses des autres, et il transforma petit à petit son exploration des paysages en exploration des demeures riches et en recherche des trésors cachés de la Terre.
Plus son exploration avançait, plus il faisait appel à quelques uns de ses sujets pour transporter ses richesses, qui l'accompagnaient volontiers en échange d'une part des trésors qu'il pillait. Il arrivait facilement à connaître les lieux où les trésors étaient cachés car il inspirait confiance aux gens qui étaient autour de lui et qui partageaient leurs secrets les plus précieux.

Quelques années plus tard, lorsque Monkana del Alinoë eut fini son exploration des terres et des mers, il se dirigea vers les profondeurs des montagnes, les grottes, le royaume souterrain et les cités enterrées des nains. A cette époque, un elfe était bien accueilli par les nains, ils n'avaient rien les uns contre les autres. L'arrivée de Monkana fut donc l'occasion d'une grande fête, les nains profitant de toutes les moindres occasions pour s'amuser.
Monkana, qui ne connaissait que très peu ce peuple, fut émerveillé par leur architecture imposante et soignée, par leur joie de vivre, et par leur entente en communauté. Cette dernière était un peu particulière. Les nains passaient quasiment leur temps à se taper dessus, mais toujours dans la bonne humeur, comme si ils jouaient.
Après deux jours de beuveries et de débauche, les nains proposèrent à leur hôte de visiter leur royaume. Monkana, toujours à la recherche de nouvelles découvertes, et curieux de cette architecture toute de pierre, à la fois monumentale, majestueuse, et d'une finesse déconcertante. L'elfe des bois était habitué à des architecture somptueuses, ayant visité tous les palais existant sur Terre, mais le fait que les nains arrivent à donner de la majesté au c½ur même de la montagne sans qu'elle ne leur tombe dessus l'étonnait grandement. Les nains lui firent visiter chaque couloir, chaque passage secret et chaque galerie de leur cité enterrée, et même, ce qui était assez rare, les salles où ils entreposaient les richesses qu'ils fabriquaient. Car les nains étaient aussi habiles avec le métal qu'ils récoltaient dans leurs mines, qu'avec la pierre qu'ils sculptaient. Ces salles contenaient des bijoux, des sculptures, des emblèmes tous faits de mithril, d'argent, d'or et de pierres précieuses. Monkana fut tellement ébloui par toutes ces richesses qu'il en resta pétrifié pendant quelques minutes. Lorsque son cerveau se remit en marche, la première pensée qu'il eut fut : il me faut tous ces bijoux.
Sur la fin de la visite, Monkana ne prêtait plus guère attention à ce qui l'entourait et à ce que lui montraient les nains, il était obnubilé par une seule chose, le trésor. Après que ses hôtes l'aient raccompagné dans sa chambre, le soir suivant, l'elfe commença à étudier le meilleur moyen de s'approprier les richesses des nains. Il commença par puiser dans sa mémoire tous ce qu'il avait retenu de la cité naine pour établir un plan le plus précis possible, puis il essaya de voir comment il arriverait à subtiliser les précieuses créations de ces êtres souterrains avant que ces derniers ne s'en rendent compte. Son larcin lui serait facilité par l'inexistence de la crainte d'autrui qui régnait encore sur cette terre, et par la confiance que lui portaient les nains. Après avoir établi le trajet qu'il devrait suivre pour sortir discrètement, il réfléchit aux moyens qu'il avait à sa disposition pour transporter le trésor. La seule solution qu'il trouva fut de faire appel à ses sujets.
Il sut tout de suite qu'il rencontrerait un problème de ce côté là si il leur racontait ce qu'il comptait faire réellement, car il savait que tous les peuples cherchaient à conserver la paix et la bonne entente entre eux. Il essaya donc de trouver une histoire qui pourrait faire accepter les elfes des bois de l'accompagner chercher ce trésor. Il se souvenait qu'une des salles contenait un des nombreux tunnels d'aération que les nains utilisaient pour renouveler l'air de leur ville. Il avait remarqué que ce tunnel était juste assez grand pour qu'un elfe de petite taille puisse se faufiler. De plus, les nains ne vivant pas réellement dans ces salles, ils n'avaient fait que creuser dans la pierre pour les créer, sans ajouter d'ornements. Ces salles avaient donc en réalité une allure de caverne.

Il repartit donc dès le lendemain pour rentrer chez lui, prétextant une affaire urgente dans son royaume, et qui demandait impérativement sa présence. Arrivant chez lui, quelques semaines plus tard, il convoqua les elfes en qui il avait le plus confiance, et leur raconta que, durant son voyage, les dieux l'avaient guidé vers une grotte qui contenait un trésor qu'ils avaient entreposé là en cadeau pour le peuple qui serait à la hauteur de le posséder. Après avoir vu le mode de vie, et la façon d'évoluer de chaque race qu'ils avaient créées, et plus particulièrement des peuples différents qui résultaient de cette évolution, ils avaient décidé de récompenser et d'aider les elfes de bois pour leur communion avec la nature, leur respect des autres êtres et de leur lieu d'habitat, et pour leur habitude de profiter de chaque moment de la vie, et donc que les dieux leurs donnaient, sans jamais en demander plus.
Les elfes des bois, tellement heureux d'être récompensés pour leurs valeurs d'existence, ne prêtèrent pas attention à l'étrangeté de l'histoire de leur roi, oubliant complètement que les dieux étaient les entités les plus neutres et les plus équitables qui existaient dans leur monde. Après avoir réussit à convaincre les elfes qu'il avait convoqués de venir l'aider à récupérer le trésor, Monkana choisit une dizaine de ses confrères, dont le plus petit d'entre eux, pour l'accompagner. Il fit confectionner des cordes suffisamment longues pour descendre le conduit d'aération, une caisse en bois de la taille de l'ouverture, qui leur permettrait de remonter le trésor, et prit avec lui quelques charrettes couvertes qui servaient d'habitude seulement à voyager. Deux semaines après son retour, la petite équipe se mit en route vers la montagne des nains.
A cette époque, les voyages n'étaient jamais difficiles, vu que la seule chose à redouter était les animaux sauvages, qui préféraient se manger entre eux plutôt que de se fatiguer à chasser des voyageurs qui savaient la plupart du temps se défendre. Le voyage se passa donc sans encombre, et la caravane arriva au bout de quelques semaines en vue de la montagne des nains. Monkana les dirigea vers la sortie du puits d'aération et ils commencèrent à faire descendre le petit elfe. Ce dernier rempli la première caisse, que les autres remontèrent et vidèrent dans une des charrettes. Ils continuèrent comme cela pendant la journée entière et la nuit qui suivit. Le roi, voyant que les choses se déroulaient si bien, fut réjoui de la chance qu'ils avaient que les nains n'aillent que rarement dans cette salle, et que personne ne passe sur la montagne. Mais la chance finit toujours par tourner, et, pendant que l'elfe qui était dans la salle du trésor remplissait la dernière caisse, un nain vint apporter les dernières créations des sculpteurs.

L'elfe et le nain se fixèrent un court moment, avant que le nain ne repartent en courant avertir ses confrères. Paniqué, l'elfe se dépêcha de mettre les dernières richesses dans la caisse, sauta dedans et demanda aux autres de le remonter. Lorsqu'il arriva en haut du conduit d'aération, il entendit les nains pénétrer dans la pièce en criant, avant de ressortir et de se précipiter vers le centre de leur ville. Monkana, inquiet de ce qui se passait, demanda au petit elfe ce qui s'était passé. Ce dernier lui raconta, et, quand il eut finit, tout le groupe commença à s'énerver contre leur roi, qui venait de mettre en danger la paix sur leur monde. Malgré tous les efforts que Monkana fit pour les convaincre du bienfondé de son action, les elfes se dépêchèrent partir en direction de leur domaine, en laissant derrière eux leur roi et son trésor.
Monkana, ne voulant pas s'avouer vaincu, prit le plus de richesses qu'il put, et parti en hâte vers son royaume, dans l'espoir d'arriver avant le reste de son équipe, pour essayer de faire retomber la faute sur eux. Pendant ce temps, les nains partirent à la poursuite des elfes pour récupérer leurs richesses et se venger.
Après avoir trouvé le royaume des elfes, les nains se mirent à les piller et à les frapper avec leurs pioches, qu'ils avaient prit soin d'aiguiser. Les elfes, quant à eux, ne se laissèrent pas voler et maltraiter pour une faute que leur roi avait commise, ils prirent donc les arcs qu'ils utilisaient pour chasser et commencèrent à dresser des barricades et des remparts autour de leurs villes.

# Posté le dimanche 27 juillet 2008 16:17

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