GRRR

j'ai une grosse envie d'attaquer les fournisseurs internet! ils on pas le droit de m'empêcher de te parler aussi longtemps que je veux!

une vrai torture de devoir raccrocher rapidement pour cause de forfait! Je pleins les gens qui n'ont pas le téléphone illimité!

enfin, j'espère que je pourrais bientôt réentendre ta douce voix, qui me fait toujours tellement de bien.

vivement lundi prochain, qu'on puisse se voir sans des kilomètres, un téléphone ou un ordi entre nous!

# Posté le mercredi 30 juillet 2008 08:21

concours d'écriture paranoïaque, secteur HEF, au sujet de l'héroic fantaisy bien sur :p

La légende de Monkana del Alinoë
Ou l'origine de la haine entre les nains et les elfes


Au début du monde, lorsque la Terre était jeune, que les espèces commençaient à peine à vivre, que les légendes naissaient et que les caractères se forgeaient, vivait Monkana del Alinoë. Monkana était un elfe, mais il n'était pas n'importe quel elfe, il était le deuxième des trois fils du premier et de la première elfes arrivés sur le monde. Comme ses deux autres frères, il avait hérité d'une partie du monde, la forêt.
Après avoir gouverné pendant une centaine d'années les elfes des bois, ses fils et filles, Monkana décida de partir explorer les vastes étendues du monde où cohabitaient déjà, et dans la plus grande harmonie, les elfes, les hommes et les nains. Chacun vivait dans son lieu de prédilection, tout le monde était accueilli avec joie et simplicité dans toutes les contrées, et personne ne connaissait encore la guerre.
Mais, les êtres ne pouvant être parfait pour pouvoir vivre, Monkana avait un défaut, il était attiré par la richesse, et voulait tout posséder, ce qui expliquait en partie les raisons de son voyage.

Monkana partit donc un beau jour de son palais, dans les bois, et commença à arpenter la Terre. Il se dirigea d'abord vers les terres de son frère ainé, qui avait fondé son peuple et régnait en toute simplicité sur les elfes des montagnes. Il ne découvrait pas réellement ces contrées, ayant souvent rendu visite à son frère par le passé, mais il n'avait jamais cherché non plus à connaître réellement ce pays. Son arrivée fut fêtée pendant deux jours et deux nuits par son frère et ses sujets, tellement heureux de le voir, et tout le monde se proposa pour lui servir de guide durant son exploration.
Trois mois plus tard, après avoir exploré tous les chemins du royaume de son frère et fait connaissance avec tous les elfes qu'il croisait, il décida de repartir vers une nouvelle terre. Il se dirigea donc vers les contrées des elfes de la mer, dirigés par son frère cadet. Là aussi, il fut fêté pendant deux jours, avant de partir explorer les îles, les côtes et les fonds marins. Une fois qu'il eut exploré toutes les mers connues par le peuple de son frère, il repartit pour découvrir le reste des pays et des contrées habités par des créatures pensantes.
Il décida de repérer un point de repère qui l'intéressait dans le paysage qu'il avait sous les yeux, et de s'y diriger en s'arrêtant dès qu'il rencontrait des gens ou des lieux intéressants. Il visita de cette manière les cinq royaumes des hommes, qui était tous toujours pressés de voir la vie évoluer, à cause de leur courte espérance de vie, ce qui, paradoxalement, faisait qu'ils ne profitaient jamais de la vie qu'ils avaient, en attendant toujours plus. Il se fit de nombreux amis parmi ces derniers, malgré leur ambition, et profita du fait qu'ils ne pensaient qu'à la manière d'arriver le plus vite possible au paroxysme de leur existence pour leur dérober quelques richesses. Cette habitude lui était venue de son attrait pour les belles choses, qu'il voulait tout le temps posséder.
Monkana s'était rendu compte de la facilité de s'en emparer un soir où il avait été invité par des paysans qu'il avait rencontrés sur la route qui séparait deux villes du deuxième royaume des hommes. Il leur avait demandé le temps qu'il devrait compter pour arriver à la deuxième ville en se déplaçant tranquillement et en prenant le temps d'admirer le paysage. Etonnés par cette question, les deux paysans avaient réfléchi, avant d'arriver à la conclusion qu'il ne pourrait pas y arriver avant la nuit. Ils l'avaient donc invité à partager leur maigre repas et leur toit pour la nuit, ce qui lui permettrait de leur compter son histoire et tout son périple. Après avoir accepté, Monkana se dirigea vers le sommet de la colline où les paysans lui avaient conseillé d'attendre qu'ils aient fini leur travail au champ. Il admira le paysage alentour, le coucher de soleil et le lever de la lune, patient, comme à son habitude, vu qu'il avait des siècles encore à vivre.
La nuit arrivée, les deux paysans vinrent le retrouver et le guidèrent vers leur chaumière pour le repas. Pendant qu'ils mangeaient, Monkana leur compta son périple avant de demander aux deux paysans de lui raconter leurs origines et leurs vies à leur tour. Les paysans s'exécutèrent, et en profitèrent pour montrer à Monkana leur richesse, un magnifique anneau sculpté qui leur venait du roi, en récompense de l'aide qu'ils lui avaient offerte. Monkana fut subjugué par la beauté du bijou, et il se dit qu'il devait le leur voler, pour pouvoir le contempler à loisir. Il attendit donc le milieu de la nuit, et se faufila en toute discrétion dans la chambre des deux paysans pour dérober l'anneau.

La facilité qu'il avait à s'enrichir et à s'enparer les possessions des hommes ne fit qu'augmenter son attrait pour les richesses des autres, et il transforma petit à petit son exploration des paysages en exploration des demeures riches et en recherche des trésors cachés de la Terre.
Plus son exploration avançait, plus il faisait appel à quelques uns de ses sujets pour transporter ses richesses, qui l'accompagnaient volontiers en échange d'une part des trésors qu'il pillait. Il arrivait facilement à connaître les lieux où les trésors étaient cachés car il inspirait confiance aux gens qui étaient autour de lui et qui partageaient leurs secrets les plus précieux.

Quelques années plus tard, lorsque Monkana del Alinoë eut fini son exploration des terres et des mers, il se dirigea vers les profondeurs des montagnes, les grottes, le royaume souterrain et les cités enterrées des nains. A cette époque, un elfe était bien accueilli par les nains, ils n'avaient rien les uns contre les autres. L'arrivée de Monkana fut donc l'occasion d'une grande fête, les nains profitant de toutes les moindres occasions pour s'amuser.
Monkana, qui ne connaissait que très peu ce peuple, fut émerveillé par leur architecture imposante et soignée, par leur joie de vivre, et par leur entente en communauté. Cette dernière était un peu particulière. Les nains passaient quasiment leur temps à se taper dessus, mais toujours dans la bonne humeur, comme si ils jouaient.
Après deux jours de beuveries et de débauche, les nains proposèrent à leur hôte de visiter leur royaume. Monkana, toujours à la recherche de nouvelles découvertes, et curieux de cette architecture toute de pierre, à la fois monumentale, majestueuse, et d'une finesse déconcertante. L'elfe des bois était habitué à des architecture somptueuses, ayant visité tous les palais existant sur Terre, mais le fait que les nains arrivent à donner de la majesté au c½ur même de la montagne sans qu'elle ne leur tombe dessus l'étonnait grandement. Les nains lui firent visiter chaque couloir, chaque passage secret et chaque galerie de leur cité enterrée, et même, ce qui était assez rare, les salles où ils entreposaient les richesses qu'ils fabriquaient. Car les nains étaient aussi habiles avec le métal qu'ils récoltaient dans leurs mines, qu'avec la pierre qu'ils sculptaient. Ces salles contenaient des bijoux, des sculptures, des emblèmes tous faits de mithril, d'argent, d'or et de pierres précieuses. Monkana fut tellement ébloui par toutes ces richesses qu'il en resta pétrifié pendant quelques minutes. Lorsque son cerveau se remit en marche, la première pensée qu'il eut fut : il me faut tous ces bijoux.
Sur la fin de la visite, Monkana ne prêtait plus guère attention à ce qui l'entourait et à ce que lui montraient les nains, il était obnubilé par une seule chose, le trésor. Après que ses hôtes l'aient raccompagné dans sa chambre, le soir suivant, l'elfe commença à étudier le meilleur moyen de s'approprier les richesses des nains. Il commença par puiser dans sa mémoire tous ce qu'il avait retenu de la cité naine pour établir un plan le plus précis possible, puis il essaya de voir comment il arriverait à subtiliser les précieuses créations de ces êtres souterrains avant que ces derniers ne s'en rendent compte. Son larcin lui serait facilité par l'inexistence de la crainte d'autrui qui régnait encore sur cette terre, et par la confiance que lui portaient les nains. Après avoir établi le trajet qu'il devrait suivre pour sortir discrètement, il réfléchit aux moyens qu'il avait à sa disposition pour transporter le trésor. La seule solution qu'il trouva fut de faire appel à ses sujets.
Il sut tout de suite qu'il rencontrerait un problème de ce côté là si il leur racontait ce qu'il comptait faire réellement, car il savait que tous les peuples cherchaient à conserver la paix et la bonne entente entre eux. Il essaya donc de trouver une histoire qui pourrait faire accepter les elfes des bois de l'accompagner chercher ce trésor. Il se souvenait qu'une des salles contenait un des nombreux tunnels d'aération que les nains utilisaient pour renouveler l'air de leur ville. Il avait remarqué que ce tunnel était juste assez grand pour qu'un elfe de petite taille puisse se faufiler. De plus, les nains ne vivant pas réellement dans ces salles, ils n'avaient fait que creuser dans la pierre pour les créer, sans ajouter d'ornements. Ces salles avaient donc en réalité une allure de caverne.

Il repartit donc dès le lendemain pour rentrer chez lui, prétextant une affaire urgente dans son royaume, et qui demandait impérativement sa présence. Arrivant chez lui, quelques semaines plus tard, il convoqua les elfes en qui il avait le plus confiance, et leur raconta que, durant son voyage, les dieux l'avaient guidé vers une grotte qui contenait un trésor qu'ils avaient entreposé là en cadeau pour le peuple qui serait à la hauteur de le posséder. Après avoir vu le mode de vie, et la façon d'évoluer de chaque race qu'ils avaient créées, et plus particulièrement des peuples différents qui résultaient de cette évolution, ils avaient décidé de récompenser et d'aider les elfes de bois pour leur communion avec la nature, leur respect des autres êtres et de leur lieu d'habitat, et pour leur habitude de profiter de chaque moment de la vie, et donc que les dieux leurs donnaient, sans jamais en demander plus.
Les elfes des bois, tellement heureux d'être récompensés pour leurs valeurs d'existence, ne prêtèrent pas attention à l'étrangeté de l'histoire de leur roi, oubliant complètement que les dieux étaient les entités les plus neutres et les plus équitables qui existaient dans leur monde. Après avoir réussit à convaincre les elfes qu'il avait convoqués de venir l'aider à récupérer le trésor, Monkana choisit une dizaine de ses confrères, dont le plus petit d'entre eux, pour l'accompagner. Il fit confectionner des cordes suffisamment longues pour descendre le conduit d'aération, une caisse en bois de la taille de l'ouverture, qui leur permettrait de remonter le trésor, et prit avec lui quelques charrettes couvertes qui servaient d'habitude seulement à voyager. Deux semaines après son retour, la petite équipe se mit en route vers la montagne des nains.
A cette époque, les voyages n'étaient jamais difficiles, vu que la seule chose à redouter était les animaux sauvages, qui préféraient se manger entre eux plutôt que de se fatiguer à chasser des voyageurs qui savaient la plupart du temps se défendre. Le voyage se passa donc sans encombre, et la caravane arriva au bout de quelques semaines en vue de la montagne des nains. Monkana les dirigea vers la sortie du puits d'aération et ils commencèrent à faire descendre le petit elfe. Ce dernier rempli la première caisse, que les autres remontèrent et vidèrent dans une des charrettes. Ils continuèrent comme cela pendant la journée entière et la nuit qui suivit. Le roi, voyant que les choses se déroulaient si bien, fut réjoui de la chance qu'ils avaient que les nains n'aillent que rarement dans cette salle, et que personne ne passe sur la montagne. Mais la chance finit toujours par tourner, et, pendant que l'elfe qui était dans la salle du trésor remplissait la dernière caisse, un nain vint apporter les dernières créations des sculpteurs.

L'elfe et le nain se fixèrent un court moment, avant que le nain ne repartent en courant avertir ses confrères. Paniqué, l'elfe se dépêcha de mettre les dernières richesses dans la caisse, sauta dedans et demanda aux autres de le remonter. Lorsqu'il arriva en haut du conduit d'aération, il entendit les nains pénétrer dans la pièce en criant, avant de ressortir et de se précipiter vers le centre de leur ville. Monkana, inquiet de ce qui se passait, demanda au petit elfe ce qui s'était passé. Ce dernier lui raconta, et, quand il eut finit, tout le groupe commença à s'énerver contre leur roi, qui venait de mettre en danger la paix sur leur monde. Malgré tous les efforts que Monkana fit pour les convaincre du bienfondé de son action, les elfes se dépêchèrent partir en direction de leur domaine, en laissant derrière eux leur roi et son trésor.
Monkana, ne voulant pas s'avouer vaincu, prit le plus de richesses qu'il put, et parti en hâte vers son royaume, dans l'espoir d'arriver avant le reste de son équipe, pour essayer de faire retomber la faute sur eux. Pendant ce temps, les nains partirent à la poursuite des elfes pour récupérer leurs richesses et se venger.
Après avoir trouvé le royaume des elfes, les nains se mirent à les piller et à les frapper avec leurs pioches, qu'ils avaient prit soin d'aiguiser. Les elfes, quant à eux, ne se laissèrent pas voler et maltraiter pour une faute que leur roi avait commise, ils prirent donc les arcs qu'ils utilisaient pour chasser et commencèrent à dresser des barricades et des remparts autour de leurs villes.

# Posté le dimanche 27 juillet 2008 16:17

le bonheur!

"t tro p fou je t'adoreeeee"


un petit mot comme ça, sur msn, lâché au milieu d'une discution, et je me sens le plus heureux des hommes!

j'ai vraiment rencontré une fille super...

c'est fou comme changer d'horizons peu faire changer un homme, et lui amener de bonnes rencontres!

en un ans, j'ai rencontré une copine parfaite, mon ex est une très bonne amie, et je sais pouvoir compter sur elle, et je me suis fait deux bonnes amies en dansant!

déjà que j'étais heureux avant, que demander de plus?

et j'oublie les amis que j'ai encore sur lyon, qui sont et resterons presque plus que des amis, et une école, des études et un futur travail que j'adore!

I'm happy in life, that's the word

# Posté le samedi 26 juillet 2008 12:46

idée d'écriture, chapitre 1

Ce matin là, comme tous les autres matins, Joel se leva un peu avant le soleil, réveillé par des grattements sur la porte. Pilou, son chien, voulait sortir pour se dégourdir les pattes après cette nuit passée enroulé sur la terre battue du sol de la chaumière. Après avoir mis une bûche dans le feu pour le ranimer, il se coupa une petite tranche de pain et, tout en la mangeant doucement, il se dirigea à nouveau vers la cheminée pour récupérer ses sabots. Il prit ensuite son manteau et se dirigea vers le tas de paille disposé minutieusement dans le coin de la chaumière opposé au lit, suivi de près par Pilou, impatient de sortir. Il posa délicatement ses sabots sur le sol, mit son manteau à coté, s'accroupit et prit une poignée de paille. Il l'inspecta pour voir si elle était fraîche et sans animaux, et, après l'avoir tournée et retournée dans ses mains, en garnit un de ses sabots. Quand la Paille fut bien répartie dans l'intégralité du sabot, il recommença la même opération pour le deuxième, et, reprenant ses sabots et son manteau se dirigea vers la porte. Sur le seuil, il mit ses sabots, enfila son manteau, et ouvrit délicatement la porte, en essayant toujours d'être silencieux, pour permettre à sa femme de dormir encore un peu.
Comme tous les matins, Joel fit le tour de la chaumière en évitant de se mettre sur la route de Pilou, qui courrait dans tous les sens, et monta sur le haut de la colline pour voir le soleil se lever et apparaître à travers les tours du château, dans le lointain. C'était un spectacle dont il avait l'habitude, mais il ne s'en lassait jamais. Les autres paysans du village se demandaient toujours l'intérêt de perdre du temps à regarder le soleil alors qu'il y avait toujours plus de travail à accomplir, mais Joel aimait tellement les couleurs du soleil levant qu'il préférait devoir travailler plus vite et plus tard que ne plus se lever le matin pour « Dire bonjour au soleil », comme il aimait appeler ce moment.

« - Joel »

Une voix l'appelait de la chaumière. Il sourit et se retourna en entendant la douce voix de sa femme, Helène. Sa silhouette, svelte et harmonieuse malgré son ventre arrondi, vêtue d'une robe blanche, se découpait sans peine sur le mur en torchis devant lequel elle se tenait. En regardant sa femme, Joel l'imagina, non plus avec un ventre rond, mais avec le trésor qu'il contenait, dans ses bras. Toujours souriant, il entreprit de la rejoindre, et, tournant la tête pour regarder une dernière fois ce lever de soleil, descendit la colline en courant pour arriver dans les bras de celle qu'il aimait. Après l'avoir embrassée, Joel mit ses mains sur le ventre d'Helène, en essayant de sentir le petit bout d'homme qui grandissait dedans.
En sentant un coup de pied, Joel se mit à rire, et, heureux, regarda autour de lui. Ce ne fut qu'à ce moment qu'il vit l'homme qui s'approchait sur le chemin qui reliait la chaumière au centre du village. En plissant les yeux, Joel le reconnu. C'était Albert, son compagnon de labeur, qui n'avait pas de champs à cultiver, et qui, pour vivre, aidait qui voulait bien dans le travail. Joel aimait bien Albert, et il n'aimait pas travailler seul, c'est pourquoi Albert était devenu son compagnon de travail. Malgré sa joie constante et inaltérable, due au lever de soleil magnifique de cette matinée et à son enfant, vivant et grandissant dans le ventre de sa femme, Joel eut un petit pincement en pensant au dur labeur qui l'attendait dans les champs, par cette froide matinée de février. Il aurait tant donné pour rester au chaud auprès de sa femme pendant la journée, mais il se devait d'aller au champ, pour apprêter la terre aux semailles.
Il embrassa donc sa femme, entra dans la chaumière pour prendre son repas de midi, une grande tranche de pain, un morceau de lard qui attendait pendu au plafond, et une pomme de terre qu'Helène avait fait bouillir sur le feu, mit le tout dans un torchon propre qu'il avait sorti au préalable du placard, au fond de la chaumière, et sortit rejoindre Albert. Ce dernier était grand et fort, et tout le monde se demandait pourquoi il n'avait jamais essayé d'avoir des terres à lui, ou de faire de l'artisanat. On l'avait questionné sur le sujet, il répondait toujours que ça lui plaisait d'aider les autres, et que ça lui suffisait. C'était entre autre pour cela que Joel aimait travailler avec lui, il trouvait que le travail devait avant tout être utile, et ne devait pas être une corvée.

La chaumière de Joel et de sa femme se trouvait à l'ouest du village, un peu à l'écart, à l'orée de la forêt. Joel avait choisi cet emplacement pour construire son habitation car il aimait le calme et la solitude. En contrepartie de quoi, il devait traverser tout le village pour se rendre aux champs, mais comme il aimait beaucoup marcher, ça ne lui posait aucun problème. Albert était friand de marche lui-même, et il avait pris l'habitude, même s'il habitait au centre du village, d'aller chercher Joel chez lui. Les deux hommes partirent donc en direction du village. Ne regroupant que quelques paysans et leurs familles, ce dernier n'était pas grand, et, pour faciliter la vie et diminuer les obligations de chacun, une seule étable servait à loger toutes les bêtes. Ils avaient aussi regroupé les récoltes et les outils dans une grange commune. C'était Henry, un homme petit et musclé, qui s'en occupait, aidé par deux autres villageois. Le village l'avait choisi car c'était un amoureux des bêtes, et que nul ne savait s'en occuper aussi bien que lui. De plus, peut-être grâce à sa gentillesse et sa bonne humeur constante, ou peut-être avait-il un don, personne ne savait, mais dès qu'il était dans l'étable, les bêtes se calmaient.
Ce matin là, il était en train de transporter un gros ballot de paille entre la grange et l'étable pour remplir les mangeoires pour la matinée quand il vit arriver les deux hommes. Posant sa paille sur le sol encore gelé, il s'approcha de Joel et d'Albert et les salua avec son enthousiasme habituel.
« - Bonjour ! Comment allez-vous par ce temps ? Si vous comptez labourer, il vous faudra attendre que le sol se réchauffe un peu, sinon, vous vous casserez les dents, si j'ose dire ! »
Henry se fendit d'un grand sourire qui dévoila ses dents, parfaitement blanches. Personne ne savait qui était le palefrenier. Il était arrivé de la forêt un matin, et s'était fait sa place dans le village. Mais il n'avait jamais parlé de l'endroit d'où il venait, ni dit qui il était. La seule certitude qu'avaient les villageois, c'est qu'il ne pouvait pas n'être qu'un paysan, il était beaucoup trop soigneux de lui et utilisait un langage trop distingué. Les villageois, malgré leur curiosité, avaient préféré lui laisser le choix de garder son secret, pour être sûrs de ne pas le froisser.
« - Nous allons très bien, comme d'habitude, répondit Joel. Le soleil est suffisamment fort pour que la terre dégèle vite, je ne m'inquiète pas. Veux-tu de l'aide pour porter ta paille ?
- Avec plaisir, j'ai d'autres ballots qui attendent dans la grange, je vous accompagne. Au fait, Joel, comment va ta femme ?
- Elle va très bien, mais elle fatigue un peu. C'est normal, en même temps, notre enfant grandit de plus en plus !
- Helène est toujours aussi resplendissante, tu veux dire ! rétorqua Albert. Elle ne semble pas fatiguée du tout. »
Tout en discutant, Joel et Albert suivirent Henri dans la grange, et prirent chacun un des ballots que le palefrenier leur montrait. Ils entreprirent ensuite de les amener dans la grange, et les posèrent près de l'entrée, sur celui qu'Henri venait de déposer.
« - J'imagine que vous venez chercher vos bêtes ? demanda Henri, en se relevant. Elles sont prêtes, elles vous attendent.
- Tu pourrais nous passer une charrue aussi ?
- Sans problème, bien entendu. Vous savez où elle est, je vous laisse la sortir pendant que j'amène vos bêtes. »
Sur ce, Joel et Albert retournèrent dans la grange pour sortir la charrue. Déjà, le soleil commençait à ramollir la terre, qui se transformait petit à petit en boue.
« - Le labour sera rapide aujourd'hui, avec de la terre dans cet état là ! Mais ils faudra faire attention à ne pas laisser la charrue s'enfoncer trop profond, ni nos sabots d'ailleurs, dit Joel.
- On devrait attacher nos sabots à nos pieds avec de la corde, pour ne pas les perdre, répondit Albert, en pleine réflexion.
- J'y pensais aussi, mais on devrait plutôt utiliser du tissu, la corde risque de nous blesser. On en demandera à Henri, il devrait bien en avoir quelque part. »

Après avoir attelé les bêtes, et vérifié la charrue, les deux paysans partirent en direction de leur champ. Délimités par de petites haies d'arbres fruitiers, les champs, appartenant au château, étaient laissés aux soins des paysans. Pour son approvisionnement, le château avait ses propres champs, protégés par les murailles, et cultivés par des paysans résidant au pied du château. Dans le village, chacun avait une spécialité, et se répartissait les cultures en variant les récoltes.
La terre n'étant pas encore suffisamment dégelée, Albert et Joel s'assirent sous un pommier, encore dénudé de toutes ses feuilles, et profitèrent des quelques rayons de soleil, tout en surveillant les b½ufs, qui mangeaient les quelques herbes qu'ils trouvaient sur le chemin, entre chaque champ. Les deux hommes n'avaient pas attachés les bêtes, sachant qu'elles ne partiraient pas loin.
Une petite demi heure plus tard, Joel se leva et marcha un peu dans le champ, pour voir si la terre était suffisamment ramollie. Arrivé au milieu du champ, il se baissa, pris son couteau, l'enfonça dans la terre, et, voyant qu'elle n'opposait aucune résistance lorsqu'il le bougeait, il en conclut qu'ils pouvaient aller chercher les b½ufs pour commencer à labourer.

Lorsque le soleil fut à son zénith, les deux hommes firent une pose, s'étant arrêtés de labourer le champ seulement pour permuter leurs rôles, l'un tirant les b½ufs dans le bon axe, et l'autre veillant à ce que la charrue s'enfonce suffisamment profondément pour labourer efficacement. Après avoir dételé les b½ufs pour les laisser brouter l'herbe sur le chemin, Albert et Joel se posèrent à nouveau contre leur arbre, pour manger un peu, eux aussi. Joel sortit la pomme de terre et le lard qu'il avait pris avant de partir de chez lui, et commença à les manger. Albert, pour sa part, avait emporté du chou, dans un bol fermé, qu'il avait taillé au début de l'hiver, et une tranche de pain. Joel, se connaissant, préférait garder sa tranche de pain pour plus tard, sachant qu'il aurait faim en milieu d'après-midi. Savourant sa pomme de terre, parfaitement cuisinée par sa femme, comme d'habitude, il laissa vagabonder ses pensées, pour essayer de trouver un nom à son futur enfant. Il avait déjà songé, si c'était une fille, à Athénaïs, sans en avoir pour autant parlé à Helène, mais il ne trouvait pas de nom de garçon qui le séduise autant. Tout en regardant le ciel, anormalement bleu pour cette époque de l'année, il chercha dans les sonorités qui l'inspiraient, un nom qui lui conviendrait.
Albert aimait faire la sieste au soleil, mais il était vite reposé, et n'arrivait pas à tenir assis sans rien faire bien longtemps. Lorsqu'il fut reposé, il se leva donc et partit chercher les b½ufs, pour les réatteler à la charrue. Joel, sortant de ses pensées, le vit s'activer, et se leva à son tour pour l'aider à ramener les b½ufs. Dès qu'ils furent remis devant la charrue, les deux hommes se remirent au travail.

Quelques heures plus tard, alors que le soleil commençait à disparaître derrière les collines, les deux paysans arrivèrent au bout de leur champ. Ils étaient contents d'avoir si bien travaillé. Vu le temps qu'il faisait, la terre s'aérerait suffisamment en quelques jours, ils pourraient donc semer la semaine suivante, à condition que les jours réchauffent un peu. Avoir finit de labourer leur permettaient de s'occuper à préparer les semences, qui devaient êtres triés et pesés avant de pouvoir les utiliser. En plus de ça, Joel était soulagé d'avoir finit, car ça lui permettrait d'aller au château pour acheter des herbes et des onguents pour sa femme. La sage-femme lui avait conseillée d'acheter certaines plantes médicinales pour faciliter la grossesse d'Helène, et les herboristes n'avaient pas de boutique dans le village.
Joel et Albert repartirent en direction du village avec les b½ufs et la charrue, pour les ramener à l'étable. Ils avaient laissé la charrue attelée aux b½ufs, pour pouvoir la transporter plus facilement. Joel guidait les b½ufs pendant qu'Albert, le plus fort et le plus grand des deux, portait la charrue, pour qu'elle touche le moins possible le sol. En arrivant vers l'étable, ils rendirent les b½ufs à Henri, et remirent la charrue à sa place. Ils se séparèrent ensuite. Albert, pressé de retrouver sa femme, ne raccompagna pas Joel, contrairement à son habitude. Ce dernier n'en était pas plus dérangé que ça, rentrer tout seul lui permettrai de réfléchir à un nom pour son bébé, au cas où ce serait un garçon.
En arrivant chez lui, Joel fut étonné de ne pas voir sa femme, qui, d'habitude, l'attendait sur le banc devant la chaumière, pour profiter des derniers rayons de soleil et le voir arriver de loin. Lorsqu'il entra dans la chaumière, il compris la raison de cette absence. Sa femme était allongée, endormis, surement épuisée par sa journée. S'occuper de la maison, pour une femme enceinte, demandait beaucoup d'efforts, mais Helène ne supportait pas de vivre dans une habitation sale et mal tenue. Malgré sa fatigue, Helène avait préparé le repas, qui attendait à côté du feu, pas trop près pour qu'il ne continu pas a cuir, mais suffisamment pour qu'il reste chaud. Comme d'habitude, c'était une soupe au chou, le légume qui poussait le plus facilement et qui se conservait bien en hiver, accompagné par du pain, et un peu de lard.
Sans faire de bruit, Joel sortie un bol de l'armoire qui était près de la cheminé, et se servit de soupe, avant de s'asseoir sur le tabouret situé à l'opposé du lit, afin de pouvoir regarder sa femme dormir. C'était son occupation favorite lorsqu'il n'arrivait pas a dormir, elle était tellement belle quand elle était dans ses rêves, toute détendue. Tout en mangeant sa soupe, Joel se coupa une grosse tranche de pain et un tranche de lard, pour manger quelque chose d'un peu plus consistant que la soupe. Il avait toujours très faim après une journée passée à labourer. Après avoir finit sa soupe, Joel se coucha près de sa femme, toujours le plus silencieusement possible. Il avait de la chance, Helène ne se réveillait pas facilement pendant la nuit. Il était tellement fatigué qu'il s'endormit dès qu'il se fut couché.


Suite au prochaine épisode

# Posté le vendredi 25 juillet 2008 15:19

retour difficile

Un simple petit signe avec les mains, en forme de c½ur.
un sourire.
je n'ai jamais ressenti une telle vague de joie!

Et cette porte de train qui s'était fermée, qui m'empêchai de te serrer contre moi, une telle torture!

j'aime tellement ta peau douce, ton regard qui me donne envie de me perdre dans tes pensées

a peine partit que tu me manque déjà...

(petit sms, à l'arrivée à paris)

I think I'm in love

# Posté le vendredi 25 juillet 2008 15:17

Modifié le dimanche 27 juillet 2008 16:14